Psychoses aiguës ou chroniques, troubles graves du jugement ou du comportement : voici les conditions d'aptitude et de reprise telles que l'arrêté du 28 mars 2022 les formule pour le médecin agréé.
L’essentiel. Selon l'arrêté, incompatibilité tant que sont présents des troubles mentaux graves (psychoses aiguës ou chroniques), des troubles du développement intellectuel graves ou profonds, ou des troubles graves de la capacité de jugement ou de comportement ; un avis médical spécialisé est nécessaire. La compatibilité — temporaire ou définitive (groupe 1), ou compatibilité (groupe 2) — n'est envisagée qu'en cas de rémission confirmée par des examens répétés et sous réserve d'un traitement compatible avec la conduite, avec un avis spécialisé préalable à la reprise.Repère synthétique : la décision revient au médecin agréé, au cas par cas, sur la base de l’examen et des avis spécialisés. Les verdicts ci-dessous sont cités littéralement.
§4.5
Troubles psychiatriques (psychoses aiguës/chroniques, troubles du jugement ou du comportement)
Groupe 1 · Annexe I
Incompatibilité
« tant que sont présents des troubles mentaux graves, dont les psychoses aigues et chroniques ; ou des troubles du développement intellectuel graves ou profonds ; ou des troubles graves de la capacité de jugement ou de comportement. Avis médical spécialisé nécessaire. »
Puis, compatibilité temporaire ou définitive
« en cas de rémission confirmée par des examens répétés et sous réserve de la compatibilité du traitement avec la conduite. Un avis médical spécialisé est demandé de façon préalable à la reprise de la conduite. »
Cas particulier — trouble ayant entraîné une demande de soins par le préfet
« tout trouble mental qui a entraîné une demande de soins par le représentant de l'État nécessite un avis médical spécialisé en psychiatrie, autre que par le psychiatre qui soigne la personne. »
Groupe 2 · Annexe II
Incompatibilité
« tant que sont présents des troubles mentaux graves, dont les psychoses aigues et chroniques ; ou des troubles du développement intellectuel graves ou profonds ; ou des troubles graves de la capacité de jugement ou de comportement. Avis médical spécialisé nécessaire. »
Puis, compatibilité
« en cas de rémission confirmée par des examens répétés et sous réserve de la compatibilité du traitement avec la conduite. Un avis médical spécialisé est demandé de façon préalable à la reprise de la conduite. »
Cas particulier — trouble ayant entraîné une demande de soins par le préfet
« tout trouble mental qui a entraîné une demande de soin par le représentant de l'Etat nécessite un avis médical spécialisé en psychiatrie, autre que par le psychiatre qui soigne la personne. »
Une psychose est-elle compatible avec le permis de conduire ?
Non tant que les troubles mentaux graves sont présents (psychoses aiguës ou chroniques, troubles graves du jugement ou du comportement) : la situation est incompatible et un avis médical spécialisé est nécessaire (arrêté du 28 mars 2022, §4.5).
Quand la reprise de la conduite est-elle possible ?
En cas de rémission confirmée par des examens répétés et sous réserve d'un traitement compatible avec la conduite. Un avis médical spécialisé est demandé de façon préalable à la reprise (§4.5).
Que prévoit l'arrêté en cas de soins demandés par le préfet ?
Tout trouble mental ayant entraîné une demande de soins par le représentant de l'État nécessite un avis médical spécialisé en psychiatrie, rendu par un psychiatre autre que celui qui soigne la personne (§4.5).
Le traitement psychotrope influe-t-il sur l'aptitude ?
Oui : la reprise est conditionnée à la compatibilité du traitement avec la conduite. Les effets des médicaments psychotropes sur la vigilance sont par ailleurs traités à part dans l'arrêté (§4.2).